Critiques de films en compétition : les lycéens s'expriment

Découvrez les critiques de films du Programme 3 des courts métrages professionnels, réalisées par les classes de Seconde du lycée Jean-Baptiste Le Taillandier de Fougères.
Les critiques ont été réalisées sur les courts métrages suivants :
- A l'horizon d'Izabela Bartosik
- Alphonse s'égare de Catherine Buffat, Jean-Luc Greco
- I Want Pluto To Be A Planet Again de Vladimir Mayounia-Kouka, Marie Amachoukeli
- Automne de Hugo de Faucompret
- Le Futur sera chauve de Paul Cabon
- Proxima B de Marie Larrivé
- The Reflection Of Power de Mihai Grecu
- Une biographie de Alexander Schellow

Critiques du film A l’horizon
Réalisation : Izabela Bartosik

A l’horizon est un court métrage d’animation en couleur réalisé par la polonaise Izabela Bartosik, également connue pour Agnieszka, sorti en 2011. On rencontre dans A l’horizon un couple, vivant dans une petite cabane au bord de mer, ayant pour projet commun la restauration d’un bateau qui leur permettrait de voyager, mais le temps passe et leur rêve s’envole tout comme leur amour. La particularité de ce court métrage est sa technique, puisqu’il s’agit d’une peinture sur verre, qui amène beaucoup de vie au récit. Les couleurs alternent selon les émotions qui cherchent à être transmises. De même la musique et les bruits jouent un rôle important, en effet, le court-métrage est rythmé par la respiration des personnages qui est en accord avec le bruit des vagues, et qui comble l’absence de dialogue. On peut également évoquer la musique diffusée par la radio qui au début est forte, mais que l’on diminue à la fin, symbolisant l’enthousiasme qui s’envole, tout comme leur projet de voyage. Les effets spéciaux sont inexistants mais cela contribue à accentuer l’aspect naturel du court-métrage. Cette absence est toutefois comblée par un montage de grande qualité. A l’horizon est apaisant grâce à l’environnement maritime, mais il fait toutefois réfléchir le spectateur sur le temps qui passe et la lassitude qu’il engendre. On en ressort mélancolique, mais surtout ébahi, par le travail de l’image.
Par Lucie Louviot et Jeanne Helary

A l'Horizon est un court-métrage en couleur d'Isabela Bartosik. Ce court-métrage français sans dialogue contient de super effets de bruitage et graphique. Il évoque l'histoire d'amour passionnée entre un homme et une femme qui vivent auprès de la mer et qui retapent un bateau. Ils vivent une histoire sensuelle et tendre mais cela va changer... Isabela Bartosik, après avoir réalisé Agnieska en 2012 nous offre son nouveau court métrage avec plein de techniques innovantes comme la peinture sur verre. L'expression des deux personnages est très bien jouée. Leurs faits et gestes remplis de tendresses nous montrent leur attachement mutuel. Lorsque les deux personnages éprouvent de la joie, les couleurs sont chaudes et à l'inverse lorsqu'ils sont tristes les couleurs sont froides. La technique de la peinture sur verre nous offre une image très impressionnante. Il n'y a pas de dialogue, seulement des bruits de souffle et de l'eau de la mer. Une musique douce traduit le rythme de la mer. Le scénario ne réserve pas de réelle surprise mais nous invite quand même dans une histoire poétique mêlant tendresse et douceur. Côté montage, il y a un bon travail sur les plan-séquences de chaque scène ce qui nous offre une compréhension limpide. Ce court métrage a un fond agréable à visionner mais reste un peu platonique cependant dans l'ensemble.
Par Clara Primault


Critique du film Alphonse s'égare
Réalisation : Catherine Buffat, Jean-Luc Gréco

Alphonse s'égare est un court métrage réalisé en France par Catherine Buffat et Jean-Luc Gréco en 2017. Ce court métrage fait en papier découpé nous montre la légèreté de cette technique permettant d'accentuer une animation drôle. On retrouve aussi un environnement en noir et blanc où une simple touche de couleur intensifie et va représenter une émotion, un objet, un détail. C'est l'histoire d'Alphonse qui essaye de sauver une fille dont il est amoureux. A ce moment-là, Marco un jeune homme va venir le ridiculiser. Quelques mois plus tard, Alphonse veut rester seul pendant ses vacances d’été ... Catherine Buffat a fait ses études aux Beaux-arts, tout comme Jean-Luc Gréco. Ensemble, ils ont déjà réalisé un autre court métrage qui s'intitule Un ciel chafouin, créé de la même manière qu'Alphonse s'égare. Nous avons eu de la musique à un seul moment du court métrage avec très peu de dialogue entre les personnages. Ce court métrage a une histoire assez surprenante. Alphonse s'égare est un court métrage qui nous a moyennement plu, en effet la première partie était plutôt sympathique puis nous avons eu des difficultés de compréhension dans la seconde partie.
Par Amandine Gérard et Margaux Pohu


Critique du film Automne
Réalisation : Hugo de Faucompret

Automne est une comédie dramatique française réalisée en couleur par Hugo de Faucompret. C'est le récit d'une saison, l'automne, et d'un paysan qui se promène dans le brouillard de celle-ci. Au début on nous montre bien qu'il s'agit de l'été grâce aux couleurs assez vives puis au moment où l’automne s'installe dans la vallée, l'atmosphère change très vite, notamment grâce au brouillard qui entoure le vieux monsieur et aux couleurs orangées qui représentent parfaitement la saison. L'histoire est bien car les saisons sont représentées comme des personnages vivants, qui bougent. Il n'y a pas vraiment d'effet spéciaux mais le montage est très bien fait car les images sont bien animées. Il y a un peu de dialogue pour raconter le récit. Pour moi, ce récit n'est pas vraiment une comédie dramatique car bien que l'histoire soit triste lorsque l'automne prend le dessus sur l'été, cette saison donne plein de bonnes choses à la nature, ce qui nous rend un peu heureux. Sinon c'est un très bon film d'animation.
Par Gwendoline Levallois-Moreau


Critiques du film I Want Pluto To Be A Planet Again
Réalisation : Vladimir Mavounia-Kouka, Marie Amachoukeli

Vladimir Mavounia-Kouka et Marie Amachoukeli sont deux jeunes réalisateurs et collaborateurs, souvent en duo pour réaliser des courts métrages, la plupart du temps d'animation. Le dernier paru à ce jour s'intitule I Want Pluto To Be A Planet Again. Ce court métrage nous raconte, dans un futur proche, l'histoire d'un jeune homme, Marcus, un H- qui est amoureux d'une femme, une H+ et qui va tout faire pour la séduire tant bien que mal. Dans ce film, nous avons une maîtrise parfaite de la réalisation. Les couleurs, si on peut en parler ainsi, constituées de blanc et de noir, sont utilisées de façon très simple pour décrire une société simple qui ne juge que sur l'apparence et non sur le fond des pensées d'autrui. Les images formées par un ordinateur 2D donnent un coté enfantin et fantastique. Deux catégories sociales s'opposent dans la société ; d'un coté les H+ physiquement parfaits et très riches, de l'autre, les H- avec des défauts et condamnés à une existence médiocre. Néanmoins, une chose les sépare vraiment de la réalité : le cœur, car en effet les H+ sont des robots dépourvus de sentiment. Cet ensemble dénonce la société occidentale actuelle qui ne juge que par le physique, ce qui crée des tensions au sein des rangs sociaux (ici le fait que Marcus souhaite devenir un H+) . De tous les films présents lors du festival des courts métrages d'animation, celui ci est le meilleur de par son engagement contre la société actuelle ainsi que par la simplicité dont il fait preuve pour présenter cette thématique compréhensible par tous.
Par Arthur et Camille

I Want Pluto To Be A Planet Again est un court métrage en noir et blanc et fantastique, réalisé en 2016 par Vladimir Mavounia-Kouka et Marie Amachoukeli par ordinateur 2D. Vladimir Mavounia-Kouka a aussi réalisé La Bête en 2013 et Amachoukeli Party Girl en 2014. C’est l’histoire de Marcus un H- qui tombe amoureux d’une H+. Nous découvrons ce que Marcus est capable de faire pour se faire remarquer. Dans ce court métrage, les décors futuristes sont mis en avant grâce à la couleur noire et blanche ce qui fait varier la lumière en fonction des actions. Les réalisateurs ont voulu privilégier le dialogue et les bruitages en choisissant de ne pas mettre de musique. Tout cela rend le montage parfait, en parallèle, au cours du court métrage, on se rend compte que l’histoire est trop prévisible. Ce qu’on a apprécié dans ce court métrage c’est qu’il nous apporte une morale sur les différences entre les personnes, cependant nous aurions apprécié une pointe d’humour.
Par Audrey Pierre, Emma Sahr et Camille Sourdin

Le film d’animation  I Want Pluto To Be A Planet Again de Vladimir Mavounia-Kouka et Marie Amachoukeli ne vous laissera pas indifférent, en effet, ce court métrage en noir et blanc met en scène « Marcus », un garçon « H- ». Les dialogues sont nombreux entre les différents personnages possédant un vrai travail au niveau du choix des voix. Les décors sont multiples, salle de spectacle, l’espace ainsi que des machines encadrent le tout. Les musiques, très agréables, correspondent à l’ambiance du film. Nous allons maintenant passer au synopsis, comme dit précédemment, Marcus est un H- et aime une autre H-, « Peacemaker ». Malheureusement, un jour, elle est victime d’un accident et meurt. Mais, coup de théâtre, ses parents lui payent des soins et Peacemaker devient donc un « H+ », ce sont des personnes supérieures aux H-, grâce à leurs atouts, des parties robotisées de leur corps. Les deux personnages s’éloignent donc, Marcus décide de s’inscrire à un jeu où le gagnant obtient le droit de devenir un H+. Marcus gagne donc ce jeu, et la fin devrait vous surprendre… Globalement, malgré un scénario prévisible, ce film nous a plu, par son style unique, ses musiques agréables ainsi que son ambiance plus que spéciale. Nous recommandons ce film, accessible à tous.
Par Dorian Dequeker

I Want Pluto To Be A Planet Again again est un court métrage réalisé par Vladimir Mavounia-Kouka et Marie Amachoukeli, ce n'est pas leur premier court-métrage car en effet chacun d'eux a déjà réalisé d'autres petits films. C'est l'histoire d'un jeune homme, Marcus, amoureux d'une jeune femme ayant eu un accident et qui deviendra une H+, il va donc par tous les moyens essayer de la conquérir et d'attirer son regard, seulement Marcus est un H-. Dans ce court-métrage, il n'y a pas de jeu de lumière car il est réalisé en noir et blanc. Au niveau des décors, le film tourne autour de la ville, la déchetterie et l'espace, plus précisément Pluton. La musique de fond est lente mais de type techno, cela nous fait penser au futur. Au niveau des personnages, on peut très facilement distinguer la différence de classe sociale entre les H+ et les H-. On voit bien que les H+ sont enviés par les H- puisqu'ils ont tout pour plaire étant donné qu'ils sont sous forme de robot, les H- sont rejetés, délaissés par la société.
Par Victoire Gauffeny et Lisa Baffel

I want pluto to be a planet again est un court métrage d’animation en noir et blanc sorti en 2016. Celui-ci a été crée par la scénariste et réalisatrice Marie Amachoukeli raconte l’histoire d’un certain Marcus, qui est ce qu’on appelle un « h- », et voulant devenir un « h+ » car il est tombé amoureux d’une fille de cette « catégorie ». La technique de l’ordinateur 2D (technique étant utilisée pour ce cours métrage) est bien maîtrisée. Le personnage de Marcus est attachant et les décors sont originaux car et ils sont très imaginaires et futuristes. Pour conclure, le court métrage est très original et agréable à visionner, en revanche quelques couleurs en plus auraient été plus appréciables. Mais cela n’est pas un problème car nous avons malgré ça apprécié l’idée et l’originalité.
Par Pierre Jamelot et Eléonore Marcel

I Want Pluto To Be A Planet est un court métrage français en noir et blanc, de Vladimir Mavounia-Kouka et Marie Amachoukeli qui date de 2016. Marcus est un jeune garçon aux origines modestes, c'est un H-, qui est tombé éperdument amoureux d'une H+. Les H+ et H-, dans ce court métrage, représente les différentes catégories de la société actuelle: pour être heureux et être aimé faut-il vraiment être H+ ? Les H- s'occupent de tous les déchets des H+ qu'ils peuvent jeter comme leur personnalité parce que les personnes considérées comme « bien » doivent se ressembler. Le duo de réalisateurs apporte beaucoup, ils sont très talentueux et nous offrent un beau résultat. Vladimir Mavounia-Kouka a réalisé The Cord Woman par exemple et Marie Amachoukeli a reçu beaucoup de prix comme le César du Meilleur court métrage. Ce court métrage a été fait à l'ordinateur en 2D. Le fait d'avoir utilisé le noir et blanc comme couleur, montre que le monde est froid et sans artifice, et permet aux spectateurs de mieux se concentrer sur l'essentiel. Le scénario réserve beaucoup de surprises tout au long du court métrage. Peu de choses sont prévisibles surtout les petits détails. Les décors n'ont rien de particulier, mais pour autant ils sont en lien avec l'histoire de Marcus et nous emmènent loin dans notre imaginaire. Malgré les changements réguliers de décors le montage est parfait. Le mélange de la musique et des bruitages nous provoque toutes sortes d'émotions. En effet, on peut être entraîné ou surpris. Après l'avoir visionné, on ne peut que porter une réflexion sur la société. Envers ce jeune homme, nous ressentons de la compassion et une envie de le conseiller. Nous n’hésiterons pas à le revoir si nous en avions l'occasion.
Par Félicie Blin et Léna Aubert


Critiques du film Le Futur sera chauve 
Réalisation : Paul Cabon

Le Futur sera chauve est un film réalisé par Paul Cabon, jeune réalisateur connu pour ses films d’animations. Il a par exemple conçu Storm Hits en 2014 qui est lui aussi un film d’animation mais de science-fiction. En effet, Le Futur sera chauve est assez différent étant donné que c’est un film humoristique élaboré en 2016 par la société WAG Prod. Ce court métrage raconte l’histoire d’un jeune homme qui décide de ne plus obéir aux codes de la société en se rasant les cheveux, étant persuadé de devenir chauve puisque les hommes de sa famille le sont. La technique que le réalisateur utilise, c’est-à-dire l’ordinateur 2D, permet donc des personnages en couleur qui attire notre attention et rend cette histoire plus captivante. Le personnage nous raconte tout au long de l’histoire ce qu’il ressent vis-à- vis de ce qui l’attend et du fait qu’il ne correspondra plus aux codes de la société car selon lui ils sont exclus. Il parvient donc à nous faire comprendre son ressenti grâce à la narration. Cependant nous nous attendions à un film, que l’on annonce humoristique aux spectateurs, plus drôle même si cela reste notre préféré des films présentés pour le festival.

Par Jenny Aussant, Margaux Dubois et Anais Galeine

Le Futur sera chauve est un film d'animation en couleur réalisé en 2016 par Paul Cabon, connu aussi pour Tempête sur anorak. Un adolescent réalise soudainement qu'il sera un homme adulte chauve, comme le sont son père et ses oncles. Face à cette réalité, la colère le submerge... Les images sont très bien enchaînées, on ressent de la compassion envers le personnage principal qui ne va plus avoir de cheveux. Le film est humoristique. Il n'y a pas de décor en effet les fond de ce court métrage est un simple fond uni. Paul Cabon est un excellent réalisateur. Le scénario réserve de nombreuses surprises comme par exemple lorsque le petit bonhomme enlève un cheveux et fait des doigts à la caméra. On rit. Le montage est parfait.
Par Martin Tarot et Lucas Mahé

Le Futur sera chauve est un court métrage d’animation en couleur crée en 2016 par Paul Cabon, un jeune réalisateur français né en 1985 à Brest. Il a aussi créé le film Sauvage
Ce film raconte l’histoire d’un jeune homme qui pense devenir chauve un jour et imagine la vie qu’il ne pourra pas mener …
On a une image en 2D avec des couleurs vives sauf pour les cheveux ce qui renforce le sujet du court métrage. Il n’y a pas de musique d’ambiance mais seulement des bruitages, ceux-ci étant pour la plupart, bien adaptés. 
Le scénario est simple mais imprévisible. L’histoire est racontée par un narrateur qui est sans doute le jeune homme. Il n’y a aucun dialogue sinon entre ce dernier et sa sœur à la fin du court métrage.
On peut dire de ce film qu’il est assez réussi même si on aurait pu s’attendre à plus d’humour, notamment parce qu’il est répertorié en tant que film humoristique. Le titre ne donne aucune piste quant à l’histoire, ce qui peut être tant un avantage qu’un inconvénient.
Par Thomas Bergon et Maxime Blin

Le Futur sera chauve est un court métrage en couleur durant approximativement six minutes, réalisé par Paul Cabon en 2016. Ce réalisateur a également créé d’autres films tels que Storm Hits Jacket ou encore Sauvage. Pendant la projection, nous sommes submergés par la sensation de l’humour ainsi que celle de la réflexion. En effet, les dessins sont à la fois parfaitement montés donnant de la vie aux personnages et accessibles pour chacun d’entre nous. En ce qui concerne les décors, l’arrière-plan n’est pas très original avec seulement des couleurs sombres, ce qui fait ressortir les personnages. Grâce aux dialogues omniprésents, les spectateurs ne sont pas focalisés sur la musique. Le scénario réserve de nombreuses surprises. En effet, le personnage principal se rend compte qu’un jour, il deviendra chauve tout comme, par exemple, ses grands-parents. Ce film est un excellent film de divertissement pour toutes les générations !
Par Valentine Berchel et Clara Martin 

Le Futur sera chauve est un court métrage réalisé par Paul Cabon en 2016. Ce court métrage est en couleur mais principalement dans les teintes bleues. C’est un film d’animation humoristique français. Ce film en anglais se nomme The Bald Future. Un adolescent réalise soudainement qu'il sera un homme adulte chauve, comme le sont son père et ses oncles. Face à cette réalité, la colère le submerge. Il décide de se raser la tête ; pour ne pas se retrouver seul sa sœur se rase aussi la tête. Paul Cabon est un réalisateur. Il a créé de nombreux films dont des films d’animation comme They only come at night ou encore Tempête sur anorak qui a reçu le Prix du Meilleur court métrage d’animation au Festival de Sundance 2015. La luminosité est principalement dans les tons bleutés. Il n’y a pas beaucoup de décors mis à part les personnages qui mangent au début du court métrage. L’adolescent parle en voix off : sa voix est assez monotone. Le scénario apporte une réflexion sur la société : les chauves sont rejetés. Il n’y a pas de dialogue sauf à la fin entre l’adolescent et sa sœur.
Non signé


Critiques du film Proxima B 
Réalisation : Marie Larrivé

Proxima B est un film d’animation français en couleur réalisé par Marie Larrivé, en 2017. L’histoire se déroule sur Proxima B, où des choses étranges se produisent. Marie Larrivé est une réalisatrice, mais également une peintre française. Elle a réalisé de nombreux courts métrages au cours des dernières années, comme Mélodies pour Agnès ou encore Les Oiseaux du souci. Elle utilise de nombreuses techniques, jamais les mêmes, dans ses courts métrages. Dans Proxima B, Marie Larrivé utilise une technique artistique à partir de craies et de papiers, qui donne un effet de relief. En photographiant ses œuvres, elle arrive à nous transporter dans son monde. Marie Larrivé nous invite dans un univers mystérieux, nocturne, à travers une forêt luxuriante. Les décors étaient époustouflants, grâce au contraste de la nuit avec la lumière qui apparait peu à peu à travers la forêt. Les arbres semblaient prendre vie, à travers la lumière qui s’émanait d’eux. Marie Larrivé mêle les couleurs sombres avec les couleurs lumineuses pour nous permettre de voir un univers mystérieux qui lui est propre. En plus des sublimes images qu’elle nous fait découvrir, la musique, tout aussi belle, nous transporte davantage dans son monde. Celle-ci a été réalisée par Pierre Oberkampf, spécialisé dans les musiques calmes. La bande son de Proxima B alterne des musiques calmes et entraînantes, mêlées à un rythme légèrement inquiétant. Cependant, le court métrage est très court, alors qu’on aimerait qu’il dure un peu plus longtemps pour en découvrir un peu plus sur cet univers. Ça nous laisse sur notre faim.
De plus, Proxima B existe réellement, et la vie y serait potentiellement possible. En effet, parmi les planètes où la vie serait possible, c'est la plus proche de la Terre. Marie Larrivé voulait peut-être nous montrer un futur qu’elle a imaginé sur cette planète inconnue. 
D’après nous, Proxima B est un court métrage sublime qui nous permet de rêver et de nous transporter dans un univers que nous pourrions visiter un jour. La musique s’accorde avec le thème mystérieux qu’essaye de nous montrer la réalisatrice.
Par Coralie Serrand et Jessica Launay

Marie Larrivé est diplômée de l'ENSAD, (l'École nationale supérieure des arts décoratifs est une grande école d'art et de design fondée au XVIIIe siècle, située rue d’Ulm à Paris) elle est également décorée du Prix du Centre national photographique pour son court métrage Mélodie pour Agnès en août 2013, elle co-réalise un court métrage qui illustre un poème de Jacques Prévert. Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à son dernier court métrage : Proxima B, celui-ci nous montre une planète sombre, mystique où la lumière naît comme par enchantement. Nous sommes donc dans ce court métrage dans une forêt sombre où les gros plans ont l'air réels et l'arrière plan crée de toute pièce, cela crée un décalage entre le naturel et le surnaturel qui peut-être perturbant pour le spectateur. La lumière qui apparaît sur cette planète est éclatante et chaleureuse, ce qui amène de la vie au décor sombre, mais cela donne une sensation de mystère, permanent. La musique ici est calme mais elle apporte un suspens lourd pour le spectateur pendant tout le visionnage. Le montage est fluide et grâce a celui-ci nous oublions l'absence de dialogue dans Proxima B. (...)
Par Sophie Delangle et Emilie Kieffer


Critique du film The Reflection Of Power
Réalisation : Mihai Grecu

Le film visionné est The Reflection of power et est réalisé par Mihai Grecu en 2016. Ce film en couleur est un film d’animation réalisé grâce à la technique du montage par ordinateur. Il s’agit d’un film muet, français, et sans acteur. Il y a cependant des personnes qui apparaissent à quelques moments du film. Le film se déroule en Corée du Nord à Pyongyang pendant les jeux de Arirang. Suite à ces jeux, la capitale est désertée pendant qu’une catastrophe menace la ville. Nous découvrons alors la capitale déserte et sous les eaux : il s’agit d’une inondation. On ne retrouve que les statues et affiches du dictateur Kim-Jong-Un et de son père Kim-Jong-Il à moitié submergées. Au début, on peut voir le commencement de la fête qui regroupe toute la population ce qui rend les rues de la ville désertes, et plus tard les différents lieux de la ville. Le réalisateur Mihai Grecu avait déjà réalisé d’autres courts métrages auparavant, avec notamment Centipede Sun en 2010, We’ll Become Oil en 2013… Il cherche à faire réfléchir le spectateur avec différentes causes à défendre et utilise le plus souvent le montage par ordinateur. Le film The Reflection of power est tellement bien réalisé que l’inondation paraît vraie. Nous pensons que les plans réalisés ont été filmés à l'aide d'un drone, ce qui donne un très bon rendu. Nous passons des buildings à moitié submergés, aux stations de métro remplis de statues du dictateur. La musique est plutôt dictatoriale de par ses chants d’hommes et cette musique entraînante qui fait penser à un orchestre. Le scénario est post-apocalyptique mais sans chute et sans retournement de situation. La caméra qui filme ne cesse de bouger et montre les différents plans de cette catastrophe. Le montage et les effets réalisées sont très bien faits et font penser à la réalité.
Par Tonin et Emilien


Critique du film Une biographie
Réalisation : Alexander Schellow

Alexander Schellow, artiste allemand expérimenté, qui s’intéresse à la reconstruction de la mémoire par dessin, réalise en 2016 un court métrage en noir et blanc, intitulé Une Biographie. Il s’agit d’un récit d’une vieille dame en fauteuil roulant, qui nous apparaît progressivement, point par point. Au son d’une musique radiodiffusée présente en continu, et issue du ballet Casse-Noisette, elle se met à mouvoir. Surgit alors un écran noir, probablement le reflet de sa mémoire inerte. Puis, la musique s’intensifie, ainsi que les mouvements de la vieille femme. Alors une succession d’informations nous parvient ponctuellement, à travers des écrans noirs, éléments oubliés de sa vie : son nom, sa profession, sa date de naissance, son lieu de vie, son Alzheimer … Le choix de l’image est inhabituel, mais n’est pas anodin : les pointillés témoignent à la perfection de sa mémoire, qui de jour en jour, s’effrite. Le noir et blanc illustre là encore sa vie maussade, sans couleur, sans souvenir. Mais le plus surprenant, ce sont les souvenirs auditifs qu’elle se remémore tout au long du film. Nous sommes alors plongés dans les souvenirs de la guerre, au travers de bruits d’avion, d’ondes sonores, de chiens qui reniflent, de feux d’artifice, de fusils … Ce court métrage ne nous laisse pas indifférents, et nous entraîne dans une profonde réflexion, touchés par l’histoire pathétique de cette vieille dame.
Par Alice Chapelle et Claire Roger

Une biographie de Alexander Schellow est un court métrage français en noir et blanc réalisé en 2016. C'est du pointillisme. Dans ce court métrage, il y a un seul personnage, une vieille dame en fauteuil roulant atteinte d'Alzheimer. Alexander Schellow est né en 1974, son travail est basé sur la reconstruction de mémoire par le dessin d'animation. Il a fait d'autres œuvres comme Tirana. La musique est un élément très important dans ce court métrage, car lorsque celle-ci est mise en route, la vieille dame se met à se gambiller au rythme de la musique, nous avons l'impression qu'elle reprend ses esprits. Au même moment l'image commence à être nette, et dès que la radio s’éteint la vieille dame s’arrête. Une biographie est un court métrage émouvant qui relie la maladie à la mémoire. Enfin, ce court métrage est confus et nous entraîne dans la mélancolie.
Par Maëlys et Eugénie

Une biographie est un film d'animation en noir et blanc allemand, réalisé par Alexander Schellow. Il est dessiné en pointillé (technique du pointillisme) et il n'y a qu'un seul acteur, c'est une vieille dame atteinte d’Alzheimer. Elle se situe dans une salle commune où une musique est diffusée. Cette musique va déclencher en elle quelque chose que vous allez découvrir prochainement. Le personnage de la vieille dame est bien joué car ce n'est qu'un souvenir lointain de ce qu'elle était avant. L'image est assez bizarre car on y voit quelque chose mais c'est assez flou. Le décor est dans le même cas mais on voit bien que c'est dans une clinique/hôpital. La musique est choisie correctement car c'est celle qui va raviver les souvenirs de la vieille dame. Le scénario réserve de nombreuses surprises car on apprend des choses au fur et à mesure sur l'ancienne vie de cette dame malgré qu'il n'y ait pas de dialogue. Le principal effet, le pointillisme, est assez bizarre mais nous donne l'impression que ce sont les souvenirs de la dame. Ils sont flous, un peu comme la vidéo où il y a des sortes de « trous » qui nous font penser à quelque chose qui revient petit à petit.
Par Marius Picot & Peter Szhukalek

 

 

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